Le prix Jenson-Pétry 2025 décerné à Audrey Pepin

Le prix Jenson-Pétry 2025, pour le meilleur mémoire de maîtrise en recherche, décerné à Audrey Pepin. 

C’est à l’occasion de son 63e Congrès annuel que la Société québécoise de science politique a décerné le prix Jenson-Pétry, récompensant le meilleur mémoire de maîtrise rédigé en français, à Audrey Pepin de l’Université du Québec à Montréal, sous la direction de la professeure Geneviève Pagé.

Le comité d’évaluation, composé de Laurie Beaudonnet (Professeure agrégée, Département de Science politique, Université de Montréal), de Daniel Salée (Professeur titulaire et Directeur, Département de science politique, Université Concordia) et de Fanny Tremblay-Racicot (Professeure agrégée, École nationale d’administration publique), a choisi de récompenser le mémoire d’Audrey Pepin intitulé La reconstruction de l’intime : militantisme féministe en ligne. Ce mémoire a été récompensé pour l’ampleur et la qualité du travail empirique réalisé par l’étudiante, ainsi que la caractère innovant et nuancé de ses analyses.

Ce mémoire s’intéresse aux discours féministes diffusés sur la plateforme Instagram et s’inscrivant dans

« la reconstruction de l’intime », une innovation conceptuelle développée par Mme Pepin. Ce phénomène tend à représenter les actions se déroulant dans l’intimité comme ayant une portée politique, parce qu’elles permettent de recadrer les idées patriarcales en des termes plus féministes. Ancrée dans les études féministes, le champ de la science politique et celui des communications, cette recherche mobilise les apports des théories critiques du néolibéralisme, des théories de l’action politique informelle et des théories féministes pour analyser le potentiel politique de ces discours et leurs intersections avec le néolibéralisme. Ce faisant, Audrey Pepin s’appuie à la fois sur une observation, une collecte manuelle de données en ligne et sur des entretiens semi-dirigés. En plus de la qualité d’exécution exceptionnelle de la recherche, les évaluateurs soulignent le fait que l’étudiante propose des analyses nuancées qui innovent par leur capacité à visibiliser l’imbrication du néolibéralisme dans les pratiques militantes féministes, combinant une certaine mise en marché de soi et de son activisme, via la monétisation, avec les pratiques de politisation du privé et du quotidien.

Le comité décerne donc avec enthousiasme le prix Jenson-Pétry de la Société québécoise de science politique à Audrey Pepin et la félicite pour son excellent mémoire de maîtrise.