Congrès précédents

Congrès 2017: Flux et frontières. Réponses politiques et identitaires
55e Congrès de la SQSP et 7e Congrès international des associations francophones de science politique

Université du Québec à Montréal || 17 au 19 mai 2017

Programmation générale CoSPoF2017

Notre époque voit se manifester une tendance lourde à l’effacement progressif de plusieurs frontières, à la faveur d’une dynamique géographique transnationale marquée par la libéralisation des mouvements et des flux de personnes, de marchandises, de capitaux, d’idées, ce qui a forcé les acteurs et leurs institutions à repenser leurs stratégies et leurs politiques. Le sens, les contraintes et les effets des processus démocratiques et de l’action collective s’en sont trouvés ainsi transformés. La science politique s’est employée à saisir ces diverses mutations comme à renouveler ses approches, ses concepts, voire certains de ses paradigmes. L’Europe, les Amériques, l’Asie et l’Afrique sont autant de régions délimitées que d’espaces traversés par des mouvements de personnes, de capitaux et de commerce, et par des idées qui ne semblent plus obéir ou se confiner aux frontières étatiques traditionnelles, sur lesquelles les institutions publiques se reposent encore pour agir au sein de leurs collectivités. Par ailleurs, par-delà ces constats, il y a lieu de s’interroger sur le sens, les formes et la légitimité des multiples frontières qui définissent le politique aujourd’hui, qu’elles soient physiques, socioéconomiques ou ethnoculturelles. Les systèmes et les corps politiques ont-ils besoin de frontières ? La démocratie s’en dispense-t-elle ? Bref, sans subordonner la réflexion à la conjoncture actuelle, aux menaces nouvelles et aux phénomènes (Internet, crime organisé, monnaie parallèle…) qui semblent défier les pouvoirs publics et l’ordre international, la science politique francophone est conviée à repenser le politique et ses interventions.

Depuis 2005, un réseau d’associations francophones de science politique organise tous les deux ans un congrès afin de consolider une communauté scientifique francophone ouverte aux débats et aux réalités multiples qui intéressent les membres de ces associations. En 2017, la Société québécoise de science politique (SQSP) aura le plaisir d’accueillir, conjointement avec son Congrès annuel, le 7e Congrès international des associations francophones de science politique, auquel participeront aussi l’AFSP (France), l’ABSP (Belgique), l’ASSP (Suisse) et Luxpol (Luxembourg). Ce grand événement se tiendra à l’Université du Québec à Montréal du 17 au 19 mai 2017. Flux et Frontières. Réponses politiques et identitaires en sera le thème rassembleur. Ce 55e Congrès annuel de la SQSP, joint au 7e Congrès international des associations francophones de science politique, coïncidera avec les festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal et le 150e anniversaire de fondation du Canada.

Congrès 2016: Voix/voies politiques. Citoyenneté, représentation et transformation.

Université Laval || 19 au 21 mai 2016

Programme du Congrès 2016

L’environnement politique et l’expression des discours politiques se sont transformés considérablement au cours des deux dernières décennies. De nouveaux acteurs politiques, de nouveaux rapports de force et de nouvelles technologies modifient les espaces de pratique de la politique et les enjeux centraux du politique. Le congrès réunira des ateliers qui étudieront les frontières et les intervenants de ces lieux émergents, transformés du politique. Quelles sont les formes novatrices d’expression de la politique, qui en sont les porte-paroles, comment agissent-ils sur les institutions, modifient-ils les rapports d’autorité et d’influence dans les États démocratiques ? De nouveaux outils de communication et de médiatisation ont modifié l’espace public au sein duquel la politique s’exprime. Les logiques médiatiques modulent maintenant les logiques politiques. La politique s’est médiatisée et les médias se sont politisés. Les médias numériques imposent l’immédiateté, la réactivité et l’interactivité au monde politique et aux médias traditionnels. La politique, nationale et internationale, se trouve prise dans un cycle permanent d’activités, de couverture et d’exigences de réaction. Le web permet également à de nouveaux intervenants de prendre part au débat politique, voire de le diriger. Citoyens, groupes d’intérêts, mouvements sociaux, nationaux comme transnationaux, prennent d’assaut ces plateformes numériques pour interpeller les acteurs et les institutions politiques traditionnels. Ces derniers sont-ils toutefois à l’écoute ? Au cœur de cette thématique s’exprime également la notion de citoyenneté. Nombre d’analyses et enquêtes révèlent un malaise citoyen envers la politique et ses institutions démocratiques. Baisse de confiance envers les élus et les parlements, fluctuations des taux de participation électorale, mobilisations sociales croissantes contre les politiques d’austérité et de rigueur sont autant d’indices de ce désaveu populaire. Dans cet espace politique mouvant, quelle place occupe le citoyen, comment est-il représenté, comment se représente-t-il ? Les gouvernements, les partis politiques et les administrations publiques sont obsédés par la communication, la persuasion et le marketing de leurs actions. Les citoyens sont segmentés et ciblés. Les promesses électorales et les politiques publiques sont pensées selon des intérêts particuliers. La notion de bien commun ne semble plus guider le travail des gouvernants. Quelles sont les conséquences de ces pratiques sur la citoyenneté, sur la représentation des intérêts au sein des sociétés démocratiques?

Congrès 2015 : Sécurité et politique : visions, enjeux, tensions

Université Concordia || 20 au 22 mai 2015

Programme du congrès 2015

Se savoir en sécurité, à l’abri de risques, de préjudices, de méfaits et de tourments de toutes sortes compte sans doute parmi les attentes les plus pressantes de la personne humaine. Aussi, le besoin de sécurité interpelle-t-il et mobilise-t-il l’État moderne depuis les premiers moments de son émergence: on lui demandera d’abord d’assurer l’intégrité du territoire sur lequel il exerce son autorité contre les menaces de l’extérieur, puis, de plus en plus, de protéger également les populations dont il a la charge contre la malveillance d’autrui, les aléas de l’économie, les conséquences des changements climatiques, voire contre tous les mauvais coups que le sort puisse réserver. Sécurité des frontières, sécurité environnementale, sécurité alimentaire, sécurité sociale, sécurité économique, sécurité civile, sécurité énergétique, sécurité de l’information: il n’est pratiquement aucun domaine de l’activité humaine qui ne requiert la protection de l’État ou à tout le moins l’assurance que, dans l’adversité, l’État répondra à l’appel. Le besoin de sécurité est ainsi éminemment politique : d’une part, les dispositions prises pour satisfaire le désir de sécurité des uns ne sont pas, en revanche, sans imposer à d’autres des limites à la jouissance de leur propre liberté. Au nom de la sécurité, des dérives anti-démocratiques et liberticides sont aussi possibles. La conceptualisation et la gestion de la sécurité constituent donc des enjeux fondamentaux directement liés aux relations de pouvoir qui animent la société.

Congrès 2014 : La science politique au cœur de la société

Université de Sherbrooke || 21 au 23 mai 2014

Le congrès SQSP 2014 abordera les nombreuses questions que soulève le rôle de la science politique dans la compréhension des grands enjeux de nos sociétés. La science politique est-elle au cœur des préoccupations de la société? Les politologues peuvent-ils apporter une meilleure compréhension des phénomènes actuels? Quelles analyses les politologues peuvent-ils faire des nouvelles formes de participation? La science politique permet-elle de trouver des pistes de solutions pour la gouvernance? Quel rôle les politologues doivent-ils jouer sur la place publique? Autant de questions qui touchent la recherche tant fondamentale qu’appliquée, et qui suscitent des questionnements quant à la façon dont les politologues perçoivent leur discipline. De l’analyse comparée des nouvelles formes de participation et de gouvernance, en passant par l’étude de la realpolitik et du comportement politique jusqu’aux idées politiques, tous les champs de la discipline sont conviés à explorer le rôle de la science politique dans nos sociétés lors du prochain congrès de la Société Québécoise de science politique.

Congrès 2013 : Les masses contre les élites? Autorité, pouvoir et légitimité dans la contestation de l’ordre politique

Université de Montréal || 27 et 28 mai 2013

Dans tous les régimes politiques, les institutions distribuent le pouvoir inégalement entre les élites et les masses. L’histoire de la démocratie est une série de luttes où les élites ont consenti, ou été contraintes, à céder ou à partager avec les masses une partie de leur pouvoir pour donner forme, au fil du temps, à des citoyennetés plus inclusives. Qu’en est-il du moment présent? Les « printemps » arabe au Moyen-Orient et « érable » au Québec; les mouvements sociaux transnationaux Occupy parti de Wall Street et celui des Indignés de Madrid; de même que les grèves et manifestations en Europe dénonçant l’austérité d’une union qui frôle l’implosion, sont autant d’indicateurs de l’effervescence sociale et politique qui touche présentement les institutions des démocraties capitalistes développées et en voie de développement.

L’agitation politique actuelle se déroule dans un contexte de crise économique globale où les failles de l’auto-gouvernance des marchés financiers et des banques sont de plus en plus évidentes. Du scandale des subprimes  aux États-Unis jusqu’à celui de la Barclay dans la manipulation des taux d’intérêt, les banques et les chefs de la finance n’en finissent plus de faire les manchettes et les bulletins de nouvelles. La confiance du public est à la baisse. À l’heure où les politiciens demandent aux citoyens de se serrer la ceinture, les débats font rage autour des salaires versés aux dirigeants d’entreprise et des avantages accordés au 1% des mieux nantis de la planète.  Sur fond d’inégalités socio-économiques, la lutte à la corruption tend à devenir l’enjeu principal à l’agenda des partis et des gouvernements.

Devant des pratiques et des formes régulation qui rendent toujours plus floue la ligne démarquant le public du privé, la légitimité des institutions s’effrite et des modes alternatifs d’action et de représentation politique voient le jour.  À gauche comme à droite, les normes et les principes de la démocratie libérale sont remis en question. Dans bien des sociétés, la politique se polarise  et se radicalise. Les frontières des identités politiques sont changeantes. Sur l’échiquier politique, le centre se déplace. Les équilibres hérités du passé se défont et se refont dans les conditions politiques du présent. Quelles analyses les politologues peuvent-ils faire de ces processus? Dans quelle mesure ceux-ci marquent-ils une rupture ou une reproduction des idées et des pratiques antérieures? Quels sont les forces, les théories, et les mécanismes mis en cause? De l’analyse comparée des mouvements sociaux aux théories de la démocratie et de la justice, en passant par l’étude des relations internationales, des élections, de l’État et des groupes, tous les champs de la science politique sont conviés à explorer les frontières changeantes de l’autorité et de la légitimité dans la reconfiguration des équilibres politiques lors du prochain congrès de la Société québécoise de science politique.

Congrès 2012 : Continuité, transformation, rupture? (Re)penser le changement en science politique

Université d’Ottawa || 23 au 25 mai 2012

Nous semblons traverser une époque caractérisée par de profondes transformations : au cours des dernières décennies, nous avons pu observer de nombreux changements politiques, économiques, démographiques, technologiques qui modifient le fonctionnement de nos sociétés. Ainsi, il n’y a pas si longtemps, des mots tels que «Internet», «gouvernance», «mondialisation», «sécurité» ne faisaient pas encore partie de notre vocabulaire de tous les jours. Le rythme de ces changements semble être lui aussi spécifique à notre ère. Pour plusieurs, l’apparition de ces changements aurait été impensable il y a à peine une génération. Bref, les choses semblent aller très vite; trop vite diront certains.

Mais si on ne peut nier la présence de tels changements, on peut cependant se demander comment nous, politologues, les appréhendons. Quelle place occupe l’étude des changements dans nos analyses? Les changements sont-ils au cœur de nos préoccupations et si oui, quelles sont les formes que nous analysons? Sommes- nous plus enclins à analyser les changements apparaissant soudainement, sur de très courtes périodes, ou ceux se manifestant graduellement, dont les effets se font davantage sentir à long terme? Ceux qui constituent l’exception plutôt que la règle? Ceux qui sont synonymes de progrès? Ou de tensions avec l’ordre préétabli? Par ailleurs, en se concentrant sur les changements, ne risque-t-on pas de reléguer au second rang l’étude de phénomènes dont l’origine est plus ancienne? Comment analyse-t-on le problème de l’ordre, de la stabilité et de la prévisibilité? Le rythme et la densité des changements observés permettent-ils la distance et la mise en perspective des analyses? Puis se pose la question de la méthodologie : avons-nous les bons outils, qu’il s’agisse de cadres théoriques ou d’instruments de mesure, pour analyser ces différentes formes de changement?

Congrès 2011: Penser, publier et enseigner la science politique en français

Université du Québec à Montréal || 19 et 20 mai 2011

La science politique est, à l’instar des autres disciplines scientifiques, largement dominée par la langue anglaise. Cette affirmation soulève de nombreuses questions. Ainsi, par exemple, en quoi les activités professionnelles des politologues francophones sont-elles affectées par cette différence linguistique, que ce soit sur le plan de la recherche ou de l’enseignement? En quoi la science politique pratiquée par les chercheurs francophones est-elle différente de celle de leurs collègues anglophones? Le fait d’œuvrer dans une autre langue que l’anglais permet-il d’apporter une contribution originale ou la science politique francophone tend-elle à reproduire, dans sa langue, ce qui se fait en anglais? Les chercheurs francophones sont-ils réellement désavantagés lorsqu’ils publient dans leur langue maternelle et, s’il y a lieu, quelles sont les conséquences professionnelles et scientifiques de ce désavantage? Quels sont les arguments scientifiques, politiques ou culturels qui justifient le maintien d’un effort de recherche dans une langue autre que l’anglais et quelle est leur valeur? L’expérience des francophones se compare-t-elle avec celle des chercheurs issus des autres communautés non anglophones (hispanophone, germanophone, etc.)? Quelles sont les conséquences de ce statut de langue minoritaire sur l’enseignement?

Congrès 2010: Règles, acteurs et ressources politiques

Université Laval || 20 et 21 mai 2010

Le Congrès annuel de la Société québécoise de science politique (SQSP) s’est tenu à l’Université Laval les 20 et 21 mai 2010. Le thème du congrès était Règles, acteurs et ressources politiques. Au total, 28 ateliers ont été présentés, regroupant plus de 300 participants des universités et institutions non seulement québécoises et ontariennes, mais aussi de l’Europe et des Amériques. Lors de cette édition, près de la moitié des participants de cette édition étaient étrangers, ajoutant au rayonnement international du congrès. Le taux de participation reflète la tendance des années précédentes, les chercheurs s’associant de manière plus soutenue au congrès de la SQSP pour présenter leurs recherches et rencontrer d’autres experts. La majorité des participants sont issus du milieu académique (professeurs, doctorants, chercheurs) mais le congrès a aussi accueilli des membres de la société civile québécoise (syndicats, groupes communautaires) ainsi que du gouvernement québécois et canadien.